CCHA Historical Studies, 72 (2006), 142-146







Representations of Japan in the Bulletin de l’Union missionnaire du Clergé: A Chapter in the History of Québec Catholic Missionaries in Asia, 1925-1973


This paper examines the images of Japan contained in the Bulletin de l’Union missionnaire du Clergé and the perceptions of members of Québec religious orders of Japan during the Showa era. The Bulletin was an official publication of the Québec Church, propagating the work of its missions. Its contributors lived all over Japan, and their writings made it possible for Québécois readers to gain an appreciation of the reality of Japan during its various transformations in the twentieth century. Conceptions of Japan in the Bulletin show clearly that the Catholic missionaries always perceived this country positively. In spite of the difficulties encountered during World War II, they remained deeply respectful of Japanese society. This attitude is related to the fact that Japan was a modern nation with a social foundation which they felt could be compared advantageously with western countries. Moreover, interests and values shared by Japan and the Holy See were often symbiotic, in particular with regard to Communism.


Cet article analyse l’image du Japon véhiculée dans le Bulletin de l’Union missionnaire du Clergé, ainsi que les perceptions des membres des communautés religieuses québécoises établies au Japon durant l’ère Showa. Le Bulletin est une publication officielle de l’Église du Québec qui présente le travail des missionnaires. Ses collaborateurs vivent au Japon et leurs textes permettent aux lecteurs québécois de mieux connaître la réalité nippone. La représentation du Japon diffusée dans le Bulletin démontre que les missionnaires catholiques ont toujours perçu ce pays positivement. Malgré les difficultés rencontrées par l'Église pendant la Seconde Guerre mondiale, ils sont restés profondément respectueux de la société nippone. Cette attitude est liée au fait que le Japon est une nation moderne qui se compare avantageusement à beaucoup de pays occidentaux. D'ailleurs, les intérêts et les valeurs partagés par le Japon et le Saint-Siège sont souvent symbiotiques, notamment en ce qui concerne le communisme.





Fostering Social Awakening “along safe and sane lines”:

Archbishop James Morrison and the Antigonish Movement


This article addresses the role played by Bishop James Morrison (1861-1950), in the formation and implementation of the Antigonish Movement. It offers a revisionist account of the relationship between the bishop and Rev. James J. Tompkins focusing on their generally good relationship and Morrison’s supportive role in the social and economic reforms within the Diocese of Antigonish. In revisiting the history of the Antigonish Movement from Morrison’s perspective, the paper highlights some of the philosophical differences among the movement’s many personalities, and offers an alternative perspective on the development of one of Canada’s most successful Catholic social movements.


Cet article traite du rôle que qu’a joué l’évêque James Morrison (1861-1950) dans la formation et la mise en œuvre du Mouvement d’Antigonish. Il a proposé une révision de la relation entre l’évêque et le révérend James J. Tompkins, se concentrant sur la nature généralement positive de cette relation et sur l’appui que Morrison apportait aux réformes sociales et économiques dans le diocèse d’Antigonish. En considérant l’histoire du Mouvement du point de vue de Morrison, l’article met en relief certaines différences philosophiques qui subsistaient parmi les membres du Mouvement tout en offrant une nouvelle perspective sur l’évolution de l’un des mouvements sociaux catholiques les mieux réussis de l’histoire du Canada.


Frederick J. McEVOY


“Naturally I am passionate, ill-tempered, and arrogant...”: Father Matthew J. Whelan and French-English Conflict in Ontario, 1881-1922


The period from the 1880s to the 1920s was marked by a struggle between anglophones and francophones for control of the Catholic Church in Ontario. The language of instruction in separate schools became a major issue, particularly in Ottawa, following the promulgation of Regulation 17, which drastically limited the use of French. This paper examines the role in the conflict of Father Matthew J. Whelan, one of the leading anglophone priests in Ontario, whose volatile personality made him a figure of great controversy and divisiveness. His long career as pastor of St. Patrick's Church in Ottawa saw him engage in conflict with his bishop, fellow priests, the Christian Brothers and laity alike. The extremity of his language only served to exacerbate ethnic tensions and his unyielding refusal to bend left him isolated in the end, as even his clerical allies came to accept the necessity of compromise.

Des années 1880 aux années 1920, les Anglophones et les Francophones se sont fait concurrence pour le contrôle de l’Église catholique en Ontario. La question de la langue d’enseignement dans les écoles séparées est devenue très importante, surtout à Ottawa, suite à la promulgation du Règlement 17, qui limitait de façon sévère l’usage du français en salle de classe. Cet article examine le rôle que joua dans ce conflit le Père Matthew J. Whelan, l’un des prêtres anglophones les plus éminents de la province. La personnalité agressive du Père Whelan fit de lui une source de controverse et de division. Durant sa longue carrière en tant que curé de l’église Saint-Patrick à Ottawa, il entra en conflit avec son évêque, ses collègues dans le sacerdoce, les Frères chrétiens et le monde laïc. Son discours radical a aggravé les tensions ethniques, et son refus catégorique de toute concession a fini par l’isoler tandis que ses alliés acceptaient la nécessité d’un compromis.




 “…you can beat us in the House of Assembly but you can’t beat us in the street”: 

The Symbolic Value of Charlettown’s Orange Lodge Riot


On 12 July 1877 Prince Edward Island’s record of religious non-violence came to a dramatic end when the Charlottetown headquarters of the Loyal Orange Order bore the brunt of an angry mob. As this study reveals, the incident in question is fraught with symbolism that reflects the realities of the politico-religious discourse that had come to dominate life on P.E.I. over the previous twenty-one years. When bitter debate over the place of religion in the education system split the Island community along denominational lines beginning in the mid-1850s, the Roman Catholic minority inevitably found themselves on the losing end. Alienated and suspected of Romanist plots, they were blocked from holding power in government, and were unable to implement their desired policies. As tensions mounted, frustrated members of the Roman Catholic population came to view the Orange Order as a symbol of their opposition, culminating in the 12 July 1877 attack of the Order’s Charlottetown headquarters.


Le 12 juillet 1877, une bande d’émeutiers mit fin subitement à l’histoire de non-violence en matière religieuse qui caractérisait l’Île du Prince Édouard,  en attaquant le quartier général de Charlottetown de l’Ordre des Orangistes. Cet article révèle que l’incident était rempli d’un symbolisme reflétant les réalités du discours politico-religieux qui dominait l’Île du Prince Édouard pendant les vingt et une années précédentes. Suite aux débats acerbes qui divisèrent la communauté de l’Île à partir des années 1850 sur la place de la religion dans le système d’éducation, la minorité catholique se trouva dans une situation désavantageuse. Aliénée et accusée de conspirations « romanistes », les catholiques ont perdu tout accès aux pouvoirs gouvernementaux et se sont retrouvés incapables de mettre en œuvre les politiques qu’ils désiraient. Lorsque la situation s’intensifia, des membres frustrés de la population catholique ont perçu l’Ordre des Orangistes comme étant le symbole des forces qui s’opposaient à eux, ce qui les mena à attaquer le quartier général des Orangistes de Charlottetown.





Fighting for the Chaplains:  Bishop Charles Leo Nelligan and

the Creation of the Canadian Chaplain Service (Roman Catholic), 1939-1945


Since his appointment as Canada’s principal chaplain (Roman Catholic) during the Second World War, Bishop Charles Leo Nelligan worked tirelessly to ensure that all Catholics serving in Canada’s armed forces overseas and on the home front continued to have access to the sacraments. This article is an initial venture into the story of Bishop Nelligan and his role as principal chaplain (Roman Catholic) within the Canadian Armed Forces. The author chronicles Nelligan’s efforts to secure a separate but equal Catholic military chaplain service and to recruit priests for military duty, an increasingly pressing need as the war progressed. The author also examines Nelligan’s activities regarding two issues that pitted the Catholic Church against the Canadian military: the distribution of condoms to military personnel and the military’s reluctance to build chapels on bases in Canada and overseas.


Dès sa nomination à titre d’aumônier principal (catholique romain) du Canada au cours de la Seconde Guerre mondiale, monseigneur Charles Leo Nelligan travailla sans relâche afin d’assurer l’accès aux sacrements à tous les militaires catholiques canadiens, tant à l’étranger qu’au Canada. Cet article constitue une première tentative pour connaître la nature exacte de la contribution de Mgr Nelligan comme aumônier principal de l’Armée canadienne. L’auteur examine plus précisément les efforts de Nelligan pour assurer la création d’une aumônerie militaire catholique distincte et pour recruter des clercs pour le service militaire, un besoin qui devint de plus en plus urgent à mesure que la guerre se déroulait. L’auteur se penche également sur la réaction de Mgr Nelligan concernant deux sujets qui divisèrent l’Église catholique et l’Armée canadienne : la distribution de condoms aux militaires et la réticence des autorités militaires à construire des chapelles sur les bases militaires canadiennes, au Canada et outre-mer.



Elizabeth SMYTH


Gertrude Lawler and St Joseph’s Academy: Alumnae, Advocate and Author


Gertrude Lawler was one of the most notable graduates of St. Joseph’s Academy, Toronto. Until her death in 1929, she was a prominent spokesperson for the Academy and for the more general causes of higher education and increased status for women.   While she saw herself as firmly rooted within a Catholic community, she chose to live her professional life within the broader context of public education and social service.  The essay argues that her commitment to the convent academy that she considered her intellectual and spiritual home and to the order that founded it led her to launch the St. Joseph’s College Alumnae Association and its literary magazine the St. Joseph Liles.


Gertrude Lawler était l’une des diplômées les plus renommées de la St. Joseph Academy de Toronto. Jusqu’à sa mort en 1929, elle était parmi les porte-parole les plus importantes de cette académie et, de façon générale, de la cause féminine en matière d’enseignement supérieur et du statut social des femmes. Bien qu’elle se disait membre très convaincue de la communauté catholique, elle a choisi de mener sa vie professionnelle dans un contexte plus large, soit dans le système d’éducation public et dans le monde des services sociaux. Cet article tente de démontrer que l’engagement de Mme Lawler envers l’académie couventine qu’elle percevait comme sa base intellectuelle et spirituelle et envers la congrégation religieuse qui l’avait fondée, a mené à sa création de l’Alumnae Association et de la revue littéraire St. Joseph Liles.